Auteur Sujet: Présentation du Pr. Wise Young  (Lu 9942 fois)

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Présentation du Pr. Wise Young
« le: 28 Février 2005 à 16:08:07 »
Pr. Wise Young
 

Wise Young, Ph.D., M.D.
Professor & Chair Dept. of Cell Biology & Neuroscience
W. M. Keck Center of Collaborative Neuroscience
D224 Nelson Lab, 604 Allison Rd., Busch Campus
Rutgers, the State University of New Jersey
Piscataway NJ 08854-8082
Tel: 732-445-2061
Fax: 732-445-2063
E-mail : young@biology.rutgers.edu
E-mail : wisey@pipeline.com

Forum "CareCure community" : http://carecure.rutgers.edu


Biographie :
Le Professeur Wise Young est chercheur en neuroscience, spécialiste des lésions du cordon médullaire. Il possède un Ph.D. et un M.D., obtenus respectivement à l'université de l'Iowa et à l'université de Stanford. Il fait des recherches sur les lésions du cordon médullaire depuis plus de 20 années, d'abord au Centre Médical de N.Y.U. de 1977 à 1997, et depuis à l'université Rutgers dans le New-Jersey où il est directeur de recherche au W. M. Keck Center for Collaborative Neuroscience.
« Modifié: 05 Janvier 2010 à 11:02:56 par TDelrieu »
Thierry Delrieu
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Interview du Dr Wise Young
« Réponse #1 le: 12 Juin 2005 à 17:55:34 »
Voici une interview du Dr Wise Young parue dans le "Detroit Free Press" ! :D

Citer
"Nous devions surmonter cet obstacle à l'espoir"

Le 7 juin 2005

PATRICIA ANSTETT
Detroit Free Press

Dix minutes après l’annonce récente que des scientifiques coréens-du-sud ont découvert une façon efficace de produire des cellules souches, le plus grand site Web mondial sur la moelle épinière a rapporté la nouvelle.

"C'est incroyable : quelqu'un lit l’article et le poste tout de suite comme ça", dit docteur Wise Young, l'administrateur de http://carecure.atinfopop.com

Young, un neuroscientifique de l’Université Rutgers, a mis en ligne son site Web en juillet 2001. Il passe jusqu'à huit heures par jour pour l'administrer, terminant souvent à 3 du matin, dit-il. Il est à la fois le scientifique et le médiateur de ses 10,000 membres enregistrés.

La partie du forum qui a un énorme succès est celui des thérapies cellulaires à l'étranger, en particulier les procédures au Portugal et la Chine. Ces thérapies restent controversées parce que leurs résultats sont en grande partie non publiés. Ces thérapies sont coûteuses, de 20,000 $ à 50,000 $, et comprennent des risques. Pour le moment, le site du Dr Young est une des sources pour les patients avec des mises à jour sur le suivi des patients après la chirurgie.

Young, 55 ans, né à Hong-Kong et a grandi là-bas et au Japon, a été le dernier docteur de l'acteur Christopher Reeve. Il a aidé à mener une étude en 1990 qui a fait date et est devenue la norme de soin pour le traitement immédiat des blessures de la moelle épinière. Il a démontré que des hautes doses de methylprednisolone, un médicament stéroïdien, préservait environ 20 pour cent des fonctions motrices et sensorielles quand il était administré tôt après une lésion de la moelle épinière.

Cette étude "a été le point de départ de ma radicalisation" parce que cela a pris si longtemps pour convaincre les centres médicaux de l’intérêt d’administrer ce médicament, dit Young. Leur absence de réaction a été pour moi comme "une douche à l'eau froide."

Plus récemment, Young a été impliqué dans la recherche sur un nouveau médicament, Fampridine-SR, ou 4-AP (4-aminopyridine). Il "aide à augmenter la conduction nerveuse" après une blessure médullaire, dit-il. Le médicament, produit par Acorda Therapeutics, bloque les canaux potassium qui « fuient » dans les cellules nerveuses voisines, causant des court-circuits. La fermeture de ces canaux permet aux cellules nerveuses de transmettre des impulsions à nouveau. Young est dans le conseil d'administration de cette société.

Il est marié avec deux enfants, il est professeur et dirige le Département de Biologie Cellulaire et de Neuroscience à l’Université Rutgers au New-Jersey (USA). Il a obtenu son diplôme médical à l'Université Stanford à Palo Alto (Californie), et son doctorat en physiologie et biophysique à l'Université de l'Iowa.

Young était à Ypsilanti à la fin avril pour faire un discours au « Connection to SCI Cure », un symposium qui dure toute une journée, parrainé par l'Université du Michigan. Ce qui suit est extrait d'une interview d'une heure qui a suivi son discours-programme.

QUESTION : Les gens sont très impatients de savoir quand les expérimentations cliniques avec certaines thérapies de cellules souches commenceront aux Etats-Unis. Quel calendrier prévoyez-vous ?

RÉPONSE : Les cellules souches embryonnaires prendront quelque temps. Il y a deux problèmes principaux qui doivent être résolus avec les cellules souches embryonnaires. Nous avons besoin de très bons tests afin d’écarter la possibilité de cancer. Ces données ne sont pas encore disponibles. Bien que d'autres pays puissent être plus disposés à courir des risques de cette nature, aux Etats-Unis ce serait moins acceptable. Je pense que cela causera un retard. La FDA (Food and Drug Administration) voudra des données de sécurité approfondies. Elles devront être réunies.

Le problème est que nous n'avons pas les cellules pour travailler et  réunir des données. Et même avec les 22 lignées cellulaires nous avons (les lignées de cellules embryonnaires autorisées par le Président George W. Bush), le travail est vraiment lent. J'attends du New-Jersey et de la Californie de mettre des financements dans cela. Ces ressources d'États excèdent déjà les ressources fédérales (dans la recherche sur les cellules souches). J'ai bon espoir de voir les progrès de la recherche résoudrent un problème principal : obtenir des tests efficaces et fiables.

Toutes les équipes de recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines se spécialisent dans l'étude des lignées de cellules souches existantes. Ils ne créent pas de nouvelles lignées cellulaires. Ainsi, bien que l'expérimentation clinique continue, on a besoin d'un centre capable de produire de nouvelles lignées. Il pourrait y avoir une douzaine d'États avec de tels centres. Il faudra deux à trois ans avant que ces centres fonctionnent et soient vraiment opérationnels.

Q: Vous trouvez beaucoup de collaborations ou à l'opposé : des guerres de chapelles ?

R: Les scientifiques collaborent. Les batailles les plus rudes que j'ai vues entre scientifiques tournaient autour de deux questions : les honneurs et l'argent. Chaque journaliste avec qui j'ai parlé m'a demandé : Est-ce que ceci est répandu et est-ce que ces programmes d'État amènent-ils de la division entre eux ? Je ne vois pas cela du tout. En Californie, il y a 30 établissements rivalisant pour le même argent. Je peux vous garantir qu’il y a plus de compétition là-bas, qu'il y en a entre le New-Jersey et la Californie. Nous pouvons les aider. Ils acceptent notre offre. La compétition n'est pas là. Nous ne sommes pas assez nombreux pour rivaliser.

Q: Pensez-vous que des financements arriveront au New-Jersey ?

R: Nous avons un gouverneur très fortement actif. Richard Codey a engagé 150 millions $ des fonds de l’État pour construire un centre de recherches sur les cellules souches. Nous essayons aussi de promouvoir un référendum à propos du vote en novembre qui va déterminer si l'État doit émettre des obligations afin de financer des subventions pour la recherche sur les cellules souches. Il peut ne pas y avoir assez de voix à l'assemblée pour adopter le référendum, donc tous les groupes de pression se pressent autour de Trenton.

Les groupes contre l'avortement et l'Église catholique et plusieurs autres groupes ont essentiellement vu le New-Jersey comme un champ de bataille où ils imposeraient leur ligne. Si le New-Jersey autorisait ces recherches, ils craignent que les autres États fassent de même. Donc, ils déversent ici des troupes et de l'argent pour stopper ce référendum. La politique est la politique. C’est celui qui parle le plus fort qui l’emporte.

Q: Dites-nous ce que vous savez de la Chine et du travail fait avec les cellules gliales olfactif engainantes (OEGs) par le docteur Hongyun Huang. (les OEGs ne sont pas des cellules souches, mais des cellules du bulbe olfactif employées dans la thérapie cellulaire. Ces cellules ont des propriétés protectrices qui aident la croissance et les connexions nerveuses).

Pendant votre discours, vous avez décrit les OEGs comme "des cellules naturellement migrantes" capables de former de la myéline protectrice engainant les cellules nerveuses. Vous avez mentionné que vous avez entendu parler de seulement trois morts sur plus de 500 procédures. Que s’est-il passé pour eux ?

R. Je me référais aux morts chez des patients avec lésion de la moelle épinière. Il doit y en avoir aussi 10 chez des patients avec SLA (sclérose latérale amyotrophique), mais je n’en suis pas sûr.

Q: Qu’est-ce qui distingue les gens qui répondent à cette thérapie et ceux qui ne le font pas ?

R: J'essaie de dire aux gens de ne pas attendre de miracles. Docteur Huang ne fait pas correspondre les groupes sanguins des donneurs (pour transplanter) des receveurs. Il prévoit juste la chirurgie pour l'obtention des cellules de foetus. Ce n'est alors pas possible d’être compatible, ou c'est très difficile. Vos chances d’avoir une compatibilité sont 1 pour 10.000, donc docteur Huang ne veut pas gaspiller du temps à trouver une correspondance. Quand ces cellules sont disponibles, il les transplante. Il dit, mais personne ne le sait avec certitude, qu'il y a des cellules souches à l'intérieur. On ne peut pas le dire. Car on ne sait pas quels types de cellules sont rejetées. Les données suggèrent que les patients obtiennent quelques premières récupérations, et qu’ensuite ils se stabilisent. Après plusieurs mois, très peu de patients continuent à s'améliorer.

Q: Ces patients font-ils beaucoup de kinésithérapie après pour maximiser les bénéfices de la chirurgie ?

R: C'est extrêmement variable. La plupart n'ont pas de kinésithérapie suivie. Et il y a une réelle différence si vous allez en rééducation. Ils sont fortement motivés. La motivation fait la différence.

Q: Êtes-vous d'accord avec le patient qui a dit aujourd'hui avoir parlé aux gens qui sont allés en Chine, et qu’une moitié d’entre-eux ont eu des améliorations et l’autre moitié non ? Et en ce qui concerne l'autre orateur qui a dit qu’il n’a obtenu que très peu d'avantages outre une meilleure respiration ?

R: Dans ma présentation, j'ai montré les résultats de 171 patients (d'une étude publiée par Huang dans un journal chinois). Il y avait une amélioration moyenne d'un ou deux muscles, et de 13 à 25 points sensoriels. Dans des patients plus agés, c'était 24 points. Donc la réponse sensorielle est tout à fait cohérente. La question est : est-ce qu’il valable de subir cela juste pour récupérer quelques sensations ? Je peux dire que la réponse motrice, en moyenne, est de un niveau. Est-ce valable ? C'est la récupération moyenne. Certaines personnes obtiennent moins et d’autres plus.

Q: Est-ce que l’âge, ou quelque chose d’autre, affecte la réponse à la chirurgie ?

R: Je ne vois aucune différence avec le temps après la blessure, l'âge ou le sexe du patient. Cependant, il y a relativement peu de femmes (allant en Chine). Quatre-vingts pour cent sont des hommes. Il n'y a juste pas assez de données pour le dire.

Q: Vous avez aussi exprimé des réserves sur la chirurgie d'autogreffe spinale au Portugal.

R: Je dis juste que je ne suis pas convaincu que les récupérations observées soient dues aux cellules souches ou aux cellules OEGs. L'équipe de Lisbonne a transplanté du tissu de la muqueuse nasale du patient lui-même dans sa moelle épinière. Ce tissu contient beaucoup de types de cellules, incluant probablement des cellules souches et des cellules OEGs, mais il n'est pas prouvé que ces types de cellules survivent à la transplantation ou bien contribuent au rétablissement des patients.

Il est important de continuer cette recherche et je soutiens cette recherche. Par contre, j'ai de la difficulté avec deux choses et je l'ai dit publiquement, notamment avec le fait qu'ils enlèvent un morceau de moelle épinière lors de l’opération. Cela peut augmenter le tissu cicatriciel (N.duTr: à cause des fibroblastes). J'ai demandé au docteur Carlos Lima (de l'équipe de Lisbonne) : "Pourquoi enlevez-vous un morceau de la moelle épinière ?" Et il m’a répondu : "Afin d’enlever le tissu de la cicatrice." Et j’ai donné suite en disant : "Comment savez-vous que c'est du tissu de cicatrice ?" Il a dit : "Nous le savons." Il a montré des échantillons de tissus qu'il a enlevé et il y a des axones dedans. Les axones sont les fibres nerveuses dans la moelle épinière qui conduisent les impulsions. La présence d'axones dans les échantillons de moelle épinière enlevés suggère que l'équipe a enlevé quelques fibres nerveuses de la moelle épinière.

Je pense qu'on peut appliquer cette procédure surtout dans des patients complets, car ces gens n'ont aucune sensation au-dessous de la blessure. Ces patients n'ont pas beaucoup à perdre. D’autre part, nous n’avons pas les données de tous ses patients.

Q: Docteur Lima a dit qu’il a exécuté la chirurgie sur 52 patients et que tous se sont améliorés, bien que quatre d’entre-eux aient développé des problèmes provisoires ou une perte de sensation.

R: Il dit que tous se sont améliorés, mais il ne fait pas l'examen standard et il n'est pas un docteur spécialiste des lésions de la moelle épinière. Je suis consterné par le fait qu'il estime pouvoir enlever des parties de la moelle épinière. Je lui ai aussi demandé s’il a eu des décès. Il dit qu’il n'en a eu aucun. On m'a aussi dit que le neurochirurgien (docteur Pratas Vital) qui réalise l'opération est très bon. Je le respecte. Mais j'ai conseillé à chacun, avant qu'ils n'aillent au Portugal, de poser ces questions critiques.

J'ai parlé à quatre ou cinq personnes qui sont allées au Portugal et qui postent régulièrement (sur CareCure). Un jeune homme dit qu'il a obtenu le retour de beaucoup de sensation et de fonctions motrices. J'hésite à le mettre en doute. Il est clair qu'il est très convaincu de s’être amélioré. Je dis aux gens de demander aux docteurs combien de tissu ils enlèverons et quel est le critère pour cela ?

Q: Vous étiez le docteur de Christopher Reeve. Vous avez mentionné comment il vous a appris à ne pas avoir peur d'employer le mot "guérison". Comment a-t-il influencé votre propre philosophie ?

R: "Guérison" n'est pas un mot qui vient facilement à un scientifique. Vous ne voulez pas promettre quelque chose que vous ne pouvez pas tenir. Ce dont Christopher m'a convaincu est que le principal problème est l'espoir. Nous n'avions pas d'espoir. Nous devions surmonter cet obstacle à l'espoir.

Le nouvel obstacle est l'argent. J'ai commencé à utiliser le mot "milliards". C'est ce dont nous avons besoin. Les gens ont le souffle coupé quand ils entendent cela. Nous avions placé nos objectifs si bas que nous aurions été extasiés si nous avions reçu 100 millions $ en plus. En attendant, regardez le SIDA. George Bush, malgré le déficit budgétaire énorme, a engagé l'année dernière 10 milliards $ pour le SIDA en Afrique. Si nous n’osons pas demander, nous n’obtiendrons rien.

Q: Quel est ce Réseau pour les lésions de la Moelle épinière que vous essayez de lancer en Asie ?

R: Nous établissons un réseau d'expérimentations cliniques. Nous collaborerons avec des expérimentations cliniques contrôlées et espérons commencer dès 2006.

Q: Ces études évalueront-elles différentes thérapies cellulaires ?

R: Oui. En Chine, il n'y a aucune possibilité de faire des essais cliniques contrôlés avec placebo (études dans lesquelles un groupe reçoit le traitement et l'autre un placebo). Si vous annoncez cela, les gens disent qu'ils ne veulent pas participer. Aussi, il nous a été dit que les chirurgies simulées (fausses opérations dans le but d'avoir un groupe de comparaison pour l’étude) est illégal là-bas. Ils pensent que c'est contraire à la morale. Donc la chose que nous pourrons faire sera de comparer l’efficacité des cellules souches de moelle osseuse avec les cellules olfactives OEGs. C'est légitime.

Toutes les preuves suggèrent aujourd'hui que les cellules transplantées seules fonctionnent juste un peu. Mais si on ajoute des facteurs de croissance ou des anti-inhibiteurs de croissance, on obtient de bien meilleurs résultats. Donc, tous les patients recevront l’une ou l’autre greffe de cellules, et ensuite en plus, nous les randomiserons avec une ou deux autres possibilités.

Q: Quelles sont les prévisions de coût pour ce réseau d‘essais cliniques ?

R: La première année, pour fonder l'infrastructure, ce sera environ 2 millions $.

Q: Des patients américains seront-ils acceptés ?

R: Ce n'est pas moi qui décidera, ce sont les chinois.

Q: Vous organisez un premier symposium international sur la moelle épinière à Hong-Kong. Parlez-moi de cela.

R: Oui, il aura lieu du 17 au 20 décembre à Hong-Kong. Nous espérons inviter 300 chercheurs et 300 autres chinois pour un meeting de quatre jours. À la fin de ce meeting, j'espère que nous aurons défini un classement de nos priorités pour ces essais cliniques.


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:arrow:  TEXTE ORIGINAL EN ANGLAIS
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COVER STORY: 'We have to overcome this hope barrier'

June 7, 2005

BY PATRICIA ANSTETT
FREE PRESS MEDICAL WRITER

Ten minutes after a recent announcement that South Korean scientists had discovered an efficient way to produce stem cells, the world's largest spinal cord Web site carried the story.

"It's unbelievable someone's trolling the literature and posting it right away like that," said Dr. Wise Young, administrator of www.sciwire.com.

Young, a Rutgers University neuroscientist, began the Web site in July 2001. He spends up to eight hours a day administering it, often signing off at 3 a.m., he says. He is both scientist and ombudsman to its 10,000 registered members.

A huge area of interest is cellular therapies abroad, particularly procedures in Portugal and China. They remain controversial because their results are largely unpublished. The therapies are costly, ranging from $20,000 to $50,000, and they hold risks. For now, Young's site is one of the sources patients turn to for updates on how patients fare after the surgery.

Young, 55, born in Hong Kong and raised there and in Japan, was the late actor Christopher Reeve's doctor. He helped lead a landmark 1990 study that became the standard of care for the immediate treatment of spinal cord injuries. It found that high-doses of methylprednisolone, a steroid drug, saved about 20 percent of motor and sensory function when administered soon after a spinal cord injury.

The study "was the beginning of my radicalization" because it took so long to convince medical centers to stock and administer the drug, Young says. Their reaction was like "cold water being thrown on my face."

More recently, Young has been involved with a new drug, Fampridine-SR, or 4AP (which stands for 4-aminopyridine). It "helps boost the firing of neurons" after a spinal cord injury, he says. The drug, made by Acorda Therapeutics, plugs potassium channels that leak into nearby nerve cells, causing them to short-circuit. Closing the channels lets the nerve cells transmit impulses again. Young is on the company's board of directors.

He is married with two grown children and is professor and chair of the Department of Cell Biology and Neuroscience at Rutgers in New Jersey. He obtained his medical degree from Stanford University in Palo Alto, Calif., and his doctorate in physiology and biophysics from the University of Iowa.

Young was in Ypsilanti in late April to address Connection to SCI Cure, an all-day symposium sponsored by the University of Michigan. The following are excerpts from a one-hour interview that followed his keynote speech.

QUESTION: People are literally champing at the bit to find out when clinical trials with some of the stem cell therapies will begin in the United States. What kind of timetable do you envision?

ANSWER: Embryonic stem cells will take a while. There are two major problems that need to be solved with embryonic stem cells. One is we need very good screens (tests) to find the possibility of cancer. Those things are not yet available. Although other countries might be more willing to take risks of that nature, in the United States that would be less acceptable. I think this will produce a delay. The FDA (Food and Drug Administration) will want extensive safety data. It will have to be collected.

The problem is we haven't had the cells to work with to collect that data. And even with the 22 cell lines we do have (embryonic cell lines President George W. Bush approved for use), the work is really slow. I'm expecting New Jersey and California to be putting resources into this. These resources (from states) already exceed the federal resources (in stem cell research). I'm hopeful we'll see a picking up of the research that will solve that one major problem: getting an effective, reliable screening test.

All the so-called human embryonic stem cell groups are specializing in the study of existing stem cell lines. They are not creating new cell lines. So whatever clinical trial goes on, you need a center capable of producing new lines. There may be a dozen states with centers established. It will be two to three years before these centers are up and going and are well staffed.

Q: Do you find much collaboration or the opposite: turf wars?

A: Scientists collaborate. The worst battles I've seen in science are over two issues: credit and money. Every reporter I've talked to has asked me: Will this stuff be shared, and are these state programs bad for sharing? I don't see this at all. In California, there are 30 institutions vying for the same pot of money. I can guarantee you there's more competition there than there is between New Jersey and California. We can help them. They welcome this offer. The competition isn't there. There aren't enough of us to compete.

Q: What do you think will happen in New Jersey?

A: We have a very strongly committed (acting) governor. Richard Codey has committed $150 million in state funds to build a stem cell research center. We're also trying to get a referendum on the ballot for November to determine whether the state should issue bonds to finance grants for stem cell research. There may not be enough votes in the assembly to pass the referendum, so all the advocacy groups are clustering around Trenton.

The pro-life groups and the Catholic Church and a couple of other groups have basically seen New Jersey as the battleground where they draw the line. If New Jersey falls, they see all the other states doing the same. So they are pouring troops and money to stop the referendum. Politics is politics. It's who speaks louder.

Q: Tell us what you know about China and the work being done with olfactory ensheathing glial cells (OEGs) by Dr. Hongyun Huang. (OEGs are not stem cells, but cells from the olfactory bulb used in cell therapy. The cells have protective properties that help shore up nerve growth and connections.)

During your talk you called OEGs a "naturally migrating cell" capable of forming protective myelin sheathing over nerve cells. You mentioned that you've heard of three deaths out of some 500 or more procedures. What do you know about them?

A. I was referring to deaths in spinal cord patients. There may be as many as 10 in ALS (amyotrophic lateral sclerosis) patients, but I don't know that for sure.

Q: What might distinguish people who respond to this therapy from those who don't?

A: I've been trying to tell people not to expect miracles. Dr. Huang is not matching (blood types of donors to transplant recipients). He just schedules the surgery around getting the cells from fetuses. It's not possible to match, or it's very difficult. Your chances of finding a match are 1 in 10,000, so Dr. H doesn't want to waste any time finding a match. When they become available, he transplants them. It is said, but nobody knows for sure, that there are stem cells inside. You can't tell. We don't know what portion of cells is rejected. The data suggest patients are getting some early recovery and then they stabilize or plateau. After several months, very few patients continue to get better.

Q: Are these patients getting aggressive rehabilitation afterward to maximize any benefits of the surgery?

A: It's extremely variable. Most don't have supervised physical therapy. And there's a real change in attitude when you go there. They are highly motivated. Motivation makes a difference.

Q: Do you agree with the patient who spoke today about having gone to China and having talked to people who went there, and half said they've improved and half have not? And what about the other speaker who said he's gotten very little benefit beyond breathing better?

A: In my presentation, I showed the results of 171 patients (from a study published by Huang in a Chinese journal). There was an average improvement in one or two muscles, not great, and in 13 to 25 sensory points. In older patients, it was 24 points. So the sensory response is quite consistent. The question is: Is it worthwhile to go through this thing just to get feelings in your chest back? I can say the motor response, on average, is one level. Is that worthwhile? That's the average response. Some people get less and some people get more.

Q: Does age or anything else affect response to the surgery there?

A: I see no difference in response and time after injury, age or sex (of the patient). However, there are relatively few women (going to China). Eighty percent are men. There's just not enough data to say.

Q: You have expressed reservations about spinal autograft surgery in Portugal as well.

A: I'm just saying I'm not convinced any gains are from stem cells or OEG cells. The Lisbon team transplanted the patient's own nasal mucosa into the spinal cord. It contains many cell types, including possibly stem cells and OEG cells, but it's not clear that either of these cell types survive the transplantation or contribute to the recovery of patients.

It's important to continue this research, and I support this research. I do have difficulty with two things, and I've said this publicly. I have difficulty with the fact that they take out a piece of spinal cord when they operate. That may cause more scar tissue. I asked Carlos (Dr. Carlos Lima, the spokesman for the Lisbon team): "Why do you take out a piece of the spinal cord?" And he says: "To remove scar tissue." And I follow up and say: "How do you know it's scar tissue?" He says: "We know." He showed samples of tissue he removed, and there are axons in it. Axons are nerve fibers in the spinal cord that conduct impulses. The presence of axons in removed spinal cord samples suggests the team removed some nerve fibers from the spinal cord.

I think it's OK to say we're going to do this in complete patients, people who have no sensation below the injury. Those patients don't have that much to lose. Another thing is we are not seeing the data from all his patients.

Q: Dr. Lima said in early May he has performed the surgery on 52 patients and that all have improved, though four developed temporary problems or loss of sensation.

A: He says they all have improved. But he doesn't do the standard exam, and he's not a spinal cord injury doctor. I'm aghast at the fact that he thinks he can remove parts of the spinal cord. I also asked him about deaths. He says there are none. I also have been told the neurosurgeon (Dr. Pratas Vital) doing the operation is very good. I respect that. But I've been urging everybody before they go to Portugal to ask these critical questions.

I talked to four or five people who went to Portugal and who post regularly (on sciwire). One young man says he's gotten a lot of sensation back and some function back. I hesitate to challenge him. It's clear he's very committed to getting better. I tell people to ask the doctors how much tissue will you remove and what is the criterion by which you will remove the tissue?

Q: You were Christopher Reeve's doctor. You've mentioned how he taught you not to be afraid of using the word "cure." How much did he contribute to your philosophy?

A: "Cure" isn't a word that comes easily to a scientist. You don't want to be promising something you can't deliver. What Christopher convinced me about is that the main problem is hope. We don't have hope. We have to overcome this hope barrier.

The new barrier is money. I've started to use the word "billions." That's what we need. People gasp when they hear it. We've set our sights so low that we would have been ecstatic if they gave us another $100 million. In the meantime, look at AIDS. George Bush, in the middle of the worst deficit, last year committed $10 billion to AIDS in Africa. It's not like you can't ask for it and you can't get it.

Q: What is the Spinal Cord Injury Network you are trying to begin in Asia?

A: We're forming a clinical trials network. We will be collaborating in controlled clinical trials and hope to begin in 2006.

Q: Will the studies test a range of cellular therapies?

A: Yes. In China, there's no possibility of doing placebo-controlled trials (a study in which one group gets a treatment and the other a placebo or sugar pill). If you announce one, people say they don't want to participate. Also, we're been told sham surgery (faking an operation for the purpose of having a comparison group in a study) is illegal there. They think it's unethical. So the only thing we can do is compare bone marrow stem cells to OEG cells. That's legitimate.

All the evidence today suggests that cell transplants alone do just a little bit. But if you add human growth factors or growth inhibitors you get much better results. So all the patients will get one or another cell transplant, and then we will randomize them in addition to one or two other possibilities.

Q: What do you anticipate will be the cost of the trials network?

A: The first year, to set up the infrastructure, will be about $2 million.

Q: Will U.S. patients be eligible?

A: That's not up to me; it's up to the Chinese.

Q: You are organizing a first international spinal cord symposium in Hong Kong. Tell me about it.

A: Yes, it will be held Dec. 17-20 in Hong Kong. We hope to invite 300 researchers and another 300 Chinese for a four-day meeting. At the end of the meeting, I'd hope we will have a ranking of our priorities.


Source :
http://www.freep.com/news/health/spinalcord7e_20050607.htm
« Modifié: 31 Août 2007 à 13:18:22 par TDelrieu »
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Re : Présentation du Dr Wise Young
« Réponse #2 le: 05 Décembre 2005 à 14:53:17 »
Citer
WISE YOUNG DE “RUTGERS“ EST NOMMÉ PAR LE MAGAZINE ESQUIRE COMME l’UN DES "MEILLEURS ET PLUS BRILLANT" DE L'ANNÉE 2005


Pr. Wise YOUNG

Wise Young, de la “Rutgers University“, neuroscientifique et chercheur sur les lésions de la moelle épinière de renommée mondiale, a été choisi par le magazine Esquire comme l’un des "Meilleurs et Plus brillant" de 2005, et est publié dans le magazine dans les kiosques à journaux le 15 novembre.

(…)

"La distinction de Esquire faite à Rutgers me rend fier", a dit le President de Rutgers, Richard L. McCormick. "Wise Young est un individu exceptionnel, un enseignant par excellence engagé à la formation de la prochaine génération de neuroscientifiques, et un avocat infatigable pour la recherche biomédicale à 'guérir ce qui est incurable'. Nous avons le plaisir de le compter comme un membre de notre faculté.

Esquire a publié cinq pages sur l'histoire de Wise Young, retraçant son histoire du milieu siècle à Hong-Kong et au Japon, du Reed College, Woods Hole, et l'Université de New York, jusqu’à Rutgers. L'article détaille ses accomplissements en médecine et font la chronique de l'évolution de sa lutte inlassable pour la guérison des blessés médullaires d’une façon marquée par une sensibilité exceptionnelle et humanité.

Avant son arrivée à Rutgers, Young était le directeur de recherche en neurochirurgie à l'Université de New York et à fait partie de l'équipe qui a découvert et a établi le dosage du methylprednisolone, première thérapie efficace pour les lésions aiguës de la moelle épinière. Ce travail en 1990 avait renversé l'opinion communément admise que telles blessures menaient à des états permanents, et cela a focalisée la recherche à nouveau et a ouvert de nouvelles voies d'espoir pour le quart de millions d’Américains paralysés suite à une lésion de la moelle épinière.

Aujourd'hui, le rêve de thérapies qui reconstituent les fonctions et la sensation devient une réalité, et Young mène la recherche pour des remèdes. Il considère la recherche sur les cellules souches comme extrêmement importante avec un potentiel énorme pour le traitement et la guérison de maladies graves, incluant la lésion de la moelle épinière, et les maladies de Parkinson et Alzheimer.

Young est en train de prendre une position active primordiale aux USA et à l'étranger dans l'appui pour la recherche sur les cellules souches. Il a fait un fort plaidoyer aux politiciens dans son État (New-Jersey) et dans les halls du Congrès.

Au “W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience of Rutgers - State University of New Jersey“, Young a rassemblé une équipe de chercheurs qui collaborent avec plus de 100 laboratoires dans le monde entier dans la recherche de thérapies pour les lésions et maladies de la moelle épinière et du cerveau. Il s'est récemment impliqué dans une initiative de fonder un réseau d’esssai clinique de plus d'une douzaine de centres de trauma spinal en Chine, capables de procéder à des expérimentations cliniques de pointe.

"Notre but est de faire passer des thérapies prometteuses, incluant celles basées sur les cellules souches, du laboratoire à l'expérimentation clinique aussi rapidement que possible", a dit Young. "Un remède est possible pour les lésions de la moelle épinière et la collaboration est l’un des moyens par lesquels ce but pourra être atteint."

L'esprit de collaboration de Young va bien avec la stratégie institutionnelle de Rutgers. Les scientifiques de l'université sont engagés dans plus de 200 collaborations scientifiques, dont environ 50 sont internationales.

Young pratique ce qu'il appelle "la science compatissante", en se concentrant sur les besoins des patients. Il s'implique personnellement avec les gens qui ont ces lésions et leurs familles, tenant régulièrement des soirées ouvertes au Keck Center, où sont mise à jour les dernières découvertes de recherche et les thérapies les plus nouvelles.

"Notre science bénéficie aux gens. À l'entrée du centre, il y a des photographies que beaucoup de personnes nous ont envoyées. Nous avons nommé cela “le Mur de l'Espoir", a dit Young. "C'est un rappel omniprésent que notre travail est basé sur des vies humaines."

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RUTGERS' WISE YOUNG NAMED BY ESQUIRE AS ONE OF THE "BEST & BRIGHTEST" OF 2005

Rutgers' Wise Young, world-renowned neuroscientist and spinal cord injury researcher, has been selected by Esquire magazine as one of the "Best & Brightest 2005" and is featured in the December issue of the magazine that reaches the newsstands on November 15.

Another of Esquire's picks for "Best & Brightest 2005" is acclaimed social theorist and author Richard Florida, a 1979 Rutgers College graduate. Florida is the author of two prominent books that explore the role of creativity in the workforce and take issue with America's xenophobic practices in the global community, The Rise of the Creative Class and The Flight of the Creative Class. Florida is the Hirst Professor in the School of Public Policy at George Mason University and a nonresident senior fellow at the Brookings Institution.

"Esquire's dual recognition does Rutgers proud," said Rutgers President Richard L. McCormick. "Wise Young is an exceptional individual, a teacher par excellence committed to training the next generation of neuroscientists, and an untiring advocate for biomedical research to ‘cure the incurable.' We are pleased to count him as a member of our faculty. We are also pleased to see Rutgers College alum Richard Florida in the Esquire spotlight as well. His positions on the global competition for talent strike a responsive chord with many economists and politicians facing America's struggle to retain scientific, technological, and economic leadership on the world stage."

Esquire takes five pages to tell Wise Young's story, tracing his history from mid-century Hong Kong and Japan, through Reed College, Woods Hole, and New York University, to his tenure at Rutgers. The article details his accomplishments in medicine and chronicles the evolution of his unflagging dedication to curing the injured and afflicted in a manner marked by exceptional sensitivity and humanity.

Before coming to Rutgers, Young was director of neurosurgery research at New York University and part of the team that discovered and established high-dose methylprednisolone as the first effective therapy for spinal cord injuries. That 1990 work upended conventional wisdom that such injuries led to permanent damage, refocused research, and opened new vistas of hope for the quarter-million Americans paralyzed by an injury to the spinal cord.

Today, the dream of therapies that restore function and feeling is becoming a reality, and Young is leading the search for cures. He sees stem cell research as an extremely important pursuit that holds tremendous promise for treating and curing a host of devastating diseases and disorders, including spinal cord injury and Alzheimer's and Parkinson's diseases.

Young is taking an active leadership position at home and abroad in gathering support for stem cell research. He has carried his strong advocacy to patients and politicians in his home state and into the halls of Congress.

At the W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience of Rutgers, The State University of New Jersey, Young has assembled a team of researchers who collaborate with more than 100 laboratories worldwide in the search for cures to spinal cord and brain injuries and disorders. He recently embarked on an initiative to set up a clinical network of more than a dozen spinal-trauma centers in China capable of performing state-of-the-art clinical trials.

"Our goal is to move promising therapies, including those based on stem cells, from the laboratory into clinical trial as quickly as possible," Young said. "A cure is possible for spinal cord injuries, and collaboration is the means by which that goal can be reached."

Young's collaborative spirit fits well with Rutgers' institutional strategy. University scientists are engaged in more than 200 scientific collaborations, about 50 of which are international in nature.

Young practices what he calls "compassionate science," focusing on the needs of patients. He personally involves himself with people who have sustained these injuries and their families, holding regular open-house evenings at the Keck Center, where they are updated on the latest research findings and newest therapies.

"Our science benefits people. At the entrance to the center are photographs that many people have sent to us. We have named this the Wall of Hope," Young said. "It is an ever-present reminder that our work is grounded in human lives."

« Modifié: 10 Septembre 2006 à 14:35:56 par TDelrieu »
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Re : Présentation du Dr Wise Young
« Réponse #3 le: 06 Décembre 2005 à 13:18:48 »
Ah quelle classe cet homme  :wobble: :wobble: :wobble:

sauf qu'il en faudrait davantage des mecs de cette trempe ...
Mais je suis sûr qu'on aura un jour l'occasion de le remercier pour tout ce qu'il (a déjà) fait pour nous  :1409: :1409: :1409:

Jean-Michel.
« Modifié: 12 Janvier 2006 à 13:09:48 par TDelrieu »
L'espoir est parfois douloureux, mais l'absence d'espoir est mortel.

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Re : Présentation du Pr Wise Young
« Réponse #4 le: 01 Novembre 2006 à 15:32:08 »
Citer
Le professeur a été récompensé par un poste supérieur en science

Michael Huang/Associate News Editor
Date de diffusion : 31/10/2006

L'université a honoré hier lors d’une cérémonie l’un de ses professeurs comme le premier titulaire d'une chaire dotée en neuroscience.

Wise Young, directeur et fondateur du University's W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience, est devenu le premier professeur à être investi dans la chaire en neurologie “Richard H. Shindell“.

Shindell et sa famille ont donné $3 millions pour doter cette chaire.

Nous pensons que quelque chose peut être fait dans le domaine du handicap et du cordon médullaire, et Rutgers est un chef de file dans ce domaine", a dit Shindell dans son discours pendant la cérémonie d'hier.

Shindell a obtenu un diplôme de l'université Rutgers en 1957.

La signification d'une telle chaire reconnaît les accomplissements d'un individu parce que cela devient une partie de leur titre.

"Cette chaire est un cadeau à l'université, un cadeau à la science et un cadeau à toute l'humanité", a dit Philip Furmanski, vice-président exécutif. "Les progrès dans ce domaine sont stupéfiants, et le futur est prometteur."

Young faisait partie de l'équipe qui a découvert et établi la première thérapie efficace pour des lésions du cordon médullaire nommé “haute-dose de méthylprednisolone“, selon un rapport de l'université.

Les conséquences des lésions du cordon médullaire, pour ceux qui en sont victimes, peuvent aller d’un rétablissement presque complet, aux dommages dévastateurs avec pour résultat la paralysie complète.

Young a également développé le premier modèle normalisé de lésion médullaire de rat maintenant utilisé dans le monde entier pour tester des thérapies en laboratoire, créé le premier consortium pour tester des thérapies prometteuses financé par le NIH (National Institutes of Health), et contribué à établir plusieurs mesures cliniques largement admises comme résultats dans la recherche sur les lésions médullaires.

Young a contribué aux efforts de lobbying qui ont permis que l’État du New-Jersey reverse 1 dollar sur chaque P-V pour financer les neurosciences. Il dit cela apporte plus de $3 millions par an.

Shindell s’est intéressé à la recherche en matière de neurosciences après une visite du W.M. Keck Center où Young était son guide, a-t-il dit. Shindell a indiqué qu'il recherchait alors un moyen pour donner quelque chose à l'université .

"J'ai compris le réel investissement que Young met dans tout cela", a-t-il dit. "Quand nous observons sa manière de présenter sa science, sentons son amour, écoutons son enseignement, comprenons son intérêt, comment n'importe lequel d'entre nous pourrait ne pas lui donner moins que notre appui le plus total ?"

Alors que Young a fait beaucoup d'avancées en neurologie, il rappelle au public ses objectifs.

"Je n'ai pas fait de la science dans l'intéret de la science, mais pour que cela aide les gens", a dit Young dans son discours à la cérémonie. "Si notre travail ne bénéficie pas aux gens il est sans signification."

Même si la cérémonie a officiellement doté la chaire, Shindell et Young avaient déjà discuté de la décision de Young d’accepter cette position.

"J’ai dit à Shindell que je serais fier de porter le nom de sa famille sur mon titre, et ferais tout mon possible pour tenir mes promesses", a dit Young.

Young a parlé à l’assistance de la façon dont son expérience en tant que neuroscientifique a changé sa vision sur ce domaine et le rôle que cela a joué chez lui.

"J'ai dit l'année dernière à un ami que je me sentais moins comme un neuroscientifique et plus comme un neuro-politicien," a-t-il dit. "Pour nous assurer que les fruits de notre travail aide les personnes, nous devons aller partout."

Son rôle inclut d’être en contact avec les personnes affectées par ses recherches. Young a eu la chance de parler avec Christopher Reeve quand Reeve avait visité l'université. Young dit qu’après leur discussion, Reeve lui avait offert son appui total.

"Il m'a parlé du sens du mot “espoir“ et m'a donné le courage d'employer le mot “guérison“, a dit Young.

Il a dit que l'espoir est un important facteur de motivation pour ses recherches en neuroscience, et l’espoir est quelque chose qui est facilement perdu par les personnes affectées par des lésions du cordon médullaire.

"Beaucoup ont retrouvé l’espoir, et je suis heureux que nous ayons eu une chance de leur donner de l'espoir", a dit Young.


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Professor awarded top seat in science

Michael Huang/Associate News Editor
Issue date: 10/31/06

The University honored one of its professors as the first holder of an endowed chair in neuroscience in a ceremony yesterday.

Wise Young, the founding director of the University's W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience, became the first professor to be invested into the Richard H. Shindell Chair in Neuroscience.

Shindell and his family donated $3 million to endow the chair.

"Disability and spinal cord industry is something we hope there can be something done about and Rutgers is a leader in that industry," Shindell said in a speech during yesterday's ceremony.

Shindell graduated from Rutgers College in 1957.

The significance of such a chair recognizes the accomplishments of an individual because it becomes part of their title.

"This chair is a gift to the University, a gift to science and a gift to all mankind," said Philip Furmanski, executive vice president for Academic Affairs. "The progress in this field is nothing short of breathtaking, and it's future is promising."

Young was part of the team that discovered and established the first effective therapy for spinal cord injuries called high-dose methylprednisolone, according to a prepared statement from the University.

Spinal cord injuries range from those whose victims can make an almost complete recovery, to devastating injuries resulting in complete paralysis.

Young also developed the first standardized rat spinal cord injury model used worldwide for testing therapies, formed the first consortium funded by the National Institutes of Health to test promising therapies, and helped establish several widely accepted clinical outcome measures in spinal cord injury research according to the statement.

Young has contributed to lobbying efforts, which he said allows for New Jersey to donate $1 to funding neuroscience for every parking ticket given out. He said this brings in over $3 million per year.

Shindell became interested in neuroscience research after a visit the W.M. Keck Center where Young was his tour guide, he said. Shindell said he was looking for ways to give back to the University at the time.

"I understood the real caring that infuses all that [Young] does," he said. "When we observe his science, when we feel his love, listen to his teaching, understand his caring, how can any of us give less than our fullest support?"

While Young has made many advances in neuroscience, he reminds the public of his goals.

"I did science not for science's sake, but for the people that it would help," said Young in a speech at the ceremony. "If our work doesn't benefit people it is meaningless."

Although the ceremony officially endowed the chair, Shindell and Young had already discussed Young's decision to accept the position.

"I told [Shindell] I would be proud to bear the name of his family in my title, and do all that I can to live up to it," Young said.

Young told the audience about how his experience as a neuroscientist has changed his view on the field and the role he played in it.

"Last year I told a friend I felt less like a neuroscientist and more like a neuro-politician," he said. "To ensure that the fruits of our labor help people, we must go all the way."

His role includes connecting with the people affected by his research. Young had a chance to speak with Christopher Reeve when Reeve visited the University. Young said after the discussion, Reeve offered his full support.

"He taught me the meaning of the word 'hope' and gave me the courage to use the word 'cure,'" Young said.

He said hope is an important driving factor behind his research in neuroscience, and it is something easily lost by people who are affected by spinal cord injuries.

"Many had given up hope, and I'm glad we have a chance to give them hope," Young said.


Source : http://media.www.dailytargum.com/media/storage/paper168/news...

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Re : Présentation du Pr Wise Young
« Réponse #5 le: 01 Novembre 2006 à 16:36:28 »
je ne peux dire que comme Jean Michel

"QUEL HOMME"

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Re : Re : Présentation du Pr Wise Young
« Réponse #6 le: 01 Novembre 2006 à 23:33:15 »
je ne peux dire que comme Jean Michel

"QUEL HOMME"

Oui  :huh: :smiley:

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Re : Présentation du Pr. Wise Young
« Réponse #7 le: 21 Octobre 2007 à 13:37:15 »
Citer
18-Oct-2007
Un expert en matière de lésions du cordon médullaire honoré par la fondation pour la recherche

Wise Young, neurologiste à Rutgers de renommé mondiale, a été récompensé

NEW BRUNSWICK/PISCATAWAY, N.J. – Dr. Wise Young, professeur de neurologie à Rutgers University et directeur du Rutgers’ W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience, reçoit le prix 2007 du Melvyn H. Motolinsky Research Foundation.

La récompense sera présentée lors de la réunion annuelle de la foundation le 28 octobre à 14 heures au Conference Center of the Clinical Academic Building at University of Medicine and Dentistry of New Jersey-Robert Wood Johnson Medical School in New Brunswick.

Dr. Clifton R. Lacy, président de la Motolinsky Foundation, professeur de médecine à la UMDNJ-Robert Wood Johnson Medical School et professeur adjoint à la Rutgers University Ernest Mario School of Pharmacy, a déclaré que le Dr. Young a été choisi pour recevoir le prix en raison de sa recherche innovante dans le traitement des lésions du cordon médullaire, ainsi que pour son appui pour la recherche sur les cellules souches. “Nous reconnaissons également la compassion qu’il montre pour les blessés médullaires et leurs familles“, a dit Lacy.

Young est un leader dans le domaine des lésions du cordon médullaire et du traitement. Il est un avocat engagé pour la recherche sur les cellules souches, lesquelles sont une source thérapeutique potentielle pour régénérer les cellules nerveuses dans le tissu lésé du cordon médullaire et d'autres affections neurologiques. Young a pris une position importante pour le soutien de la recherche sur les cellules souches vers les élus de l'État et du Congrès.

Young pratique ce qu'il appelle la "science compatissante", en se concentrant sur les besoins des patients. Il s'implique personnellement avec les personnes blessées médullaires et leurs familles, tenant régulièrement des soirées “portes ouvertes“au Keck Center, où sont mises à jour les derniers résultats des recherches et les toutes nouvelles thérapies.

Au Keck Center, Young a rassemblé une équipe de chercheurs qui collaborent avec plus de 100 laboratoires dans le monde entier pour la recherche des traitements aux lésions du cordon médullaire et au cerveau. Il a récemment pris l’initiative d’installer un réseau clinique en Chine avec une douzaine de centres de traumas spinaux capablent de réaliser des essais cliniques de pointe.

“Je suis vraiment honoré d’être parmi les destinataires éminents de cette récompense comme Mason Gross, Denton Cooley et Clifton Lacy“, a indiqué Young. “Pour moi, cette récompense n'est pas simplement un honneur, c’est la reconnaissance que des scientifiques font de la science pas simplement pour leur propre intérêt mais aussi pour les gens qui bénéficieront de cette science.“


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18-Oct-2007
Spinal cord injury expert to be honored by research foundation

World-renowned Rutgers neuroscientist Wise Young recognized

NEW BRUNSWICK/PISCATAWAY, N.J. – Dr. Wise Young, the Richard H. Shindell Professor of Neuroscience at Rutgers University and founding director of Rutgers’ W.M. Keck Center for Collaborative Neuroscience, is receiving the Melvyn H. Motolinsky Research Foundation’s 2007 Distinguished Service Award.

The award will be presented at the foundation’s annual meeting Oct. 28 at 2 p.m. in the Conference Center of the Clinical Academic Building at University of Medicine and Dentistry of New Jersey-Robert Wood Johnson Medical School in New Brunswick.

Dr. Clifton R. Lacy, president of the Motolinsky Foundation, associate professor of medicine at UMDNJ-Robert Wood Johnson Medical School and adjunct professor at Rutgers University Ernest Mario School of Pharmacy, said that Dr. Young was selected to receive the award because of his groundbreaking research in the treatment of spinal cord injury as well as his passionate support of stem cell research. “We also recognize the compassion and caring he shows for individuals with spinal cord injury and their families,” Lacy said.

Young is a world leader in the area of spinal cord injury and treatment. He is an outspoken advocate for stem cell research, a potential source of nerve cell regeneration therapies for damaged spinal cord tissue and other devastating conditions, such as Parkinson’s and Alzheimer’s diseases. Young is taking a leadership position at home and abroad in gathering support for stem cell research and has carried his strong advocacy to patients and politicians in the state and into the halls of Congress.

Young practices what he calls "compassionate science," focusing on the needs of patients. He personally involves himself with people who have sustained these injuries and their families, holding regular open-house evenings at the Keck Center, where they are updated on the latest research findings and newest therapies.

At the Keck Center, Young assembled a team of researchers who collaborate with more than 100 laboratories worldwide in the search for cures to spinal cord injuries and brain injuries and disorders. He recently embarked on an initiative to set up a clinical network of more than a dozen spinal trauma centers in China capable of performing state-of-the-art clinical trials.

“I am truly honored to be amongst such eminent recipients of the Distinguished Service Award as Mason Gross, Denton Cooley and Clifton Lacy,” Young said. “To me, this award is not just an honor but recognition that scientists do science not just for its own sake but for the people who will benefit from that science.”


Source : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2007-10/rtsu-sci101807.php
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Re : Présentation du Pr. Wise Young
« Réponse #8 le: 05 Janvier 2010 à 10:55:42 »
Voici une citation pleine d'optimisme de Wise Young  :smiley:



Pr. Wise YOUNG (Janvier 2008) : "Plus nous étudions la moelle épinière, plus nous constatons qu'elle est capable d’apprentissage, de mémoire, d’adaptation et de créer de nouvelles connexions. C'est la raison pour laquelle je suis vraiment tout à fait optimiste sur le fait que nous réussirons des thérapies qui reconstitueront les fonctions perdues suite aux lésions médullaires, de nombreuses années après les lésions."

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